• Bienvenue sur le continent de Midgard et ses cinq grandes nations. Les deux nations mères : Aosí, la nation qui règne en maître sur toutes les autres, dirigée par un Chancelier, pro-technologie, puis Boreas, son ennemie numéro 1 qui lui est en tout point antithétique et prône la magie dans son absolu. Les trois nations inférieures : Nordri, qui prend - soumise - parti pour Aosí, dirigée par un conseil de Järls, Austri, neutre et sous le joug d'une famille Impériale proche de son peuple... SUITE?
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tranchons dans le vif du sujet ; pv scar
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Jeu 7 Avr - 20:53

attention, ça coupe



Les lames coupantes sont robustes, mais s'effritent. Les lames effilées sont tranchantes, et plus faciles à aiguiser.

Tu ne te rappelles plus vraiment la dernière fois où tes pieds ont foulé le sol de Járnsaxja ; tu es même venu à te demander si tu y as été plus d'une fois. Ce n'est pas que tu en garde un mauvais souvenir, disons plutôt que tu n'as pas d'affinité particulière avec les lieux. Tu te rappelles vaguement d'un enfant te montrant du doigt en demandant à sa mère si tu descendais de la terre ravagée de Vestri ; tu ne t'étais pas attardé pour savoir ce que la femme allait répondre à son marmot. Ce n'est pas la première fois que tu entends ce genre de remarque à ton propos. Ta peau halée laisse généralement à penser que, dans tes veines, circulent le sang des Vestriens. Le sujet n'a jamais été abordé dans ta famille ; dans le fond, tu t'en moques.

Te voilà donc sur les dernières terres acquises par Austri ; un des derniers héritages du peuple Vestrien. Tes yeux glissent sur les maisons, sur l'état des rues, sur les quelques passants. Le sable est maître ici, et tes pensées s'orientent automatiquement vers l'entraînement. Courir sur le sable permet de faire travailler davantage les muscles des jambes et l'équilibre ; s'élancer ensuite dans une rue pavée donne l'impression d'être léger, de voler. Tu hoches la tête en écho à tes songes ; Járnsaxja deviendrait un excellent lieu d'entraînement. Autant pour toi que pour les soldats. Il faudrait que tu en touches quelques mots à tes camarades Ivoldur et au Général. Ton mentor, Bilal, connaît déjà très probablement le site, mais tu te vois mal conseiller à ton prédécesseur de venir entraîner ses recrues ici. Ce n'est guère la place d'un disciple que de juger l'enseignement de son maître.

Mais passons.

La raison de ta présence ici n'est pas pour t'entraîner ; enfin pas exactement. Depuis que tu as accédé à ton titre d'Ivoldur des Armes, tu as décidé de rendre une petite visite aux Ceannasaí de chaque région. Tu ne cherches absolument pas asseoir ton autorité sur eux, loin de toi cette idée de mauvais goût. Tu cherches plutôt à connaître tes alliés, bien que tu ne seras pas amené à travailler directement avec eux. Jauger les capacités de tes alliés est, pour toi, une façon de t'assurer que chaque région est bien dirigée. Un poil excessif et exigeant, mais c'est dans ta nature. Et puis, autant profiter de l'absence d'un Empereur ou Impératrice pour accomplir ce genre de formalités.

Après t'être vaguement présenté, on te demande de patienter le temps de prévenir le Ceannasaí de ta présence. Patientant donc dans un silence religieux, tu attends la venue de ton compatriote. Lorsqu'il arrive, tu te redresses tout en lui adressant un signe respectueux de la tête en guise de salutation. Et là, seulement là, tes yeux se posent réellement sur lui. Si tu étais du genre expressif, on aurait pu voir un rictus déformer tes lèvres.

Pourquoi fallait-il que le Ceannasaí de Járnsaxja soit ce même homme qui, quelques années auparavant, t'a donné du fil à retordre lors d'un duel ? A l'époque, tu n'étais que disciple de Bilal ; tu ne pensais pas être le plus fort, mais avec un tel maître, tu avais pensé que battre cet homme serait chose aisée. Tu t'étais fourvoyé ; le bougre était bigrement habile une arme en main. Le duel s'était soldé par une sorte de match nul, et tu étais ressorti grandi de cette expérience malgré l'amertume laissée en contre-partie ; tu avais appris, grâce à lui, à ne jamais sous-estimer ton adversaire.

« Hm. J'ignorais que nos routes se recroiseraient de nouveau depuis ce jour-là. Je ne mets pas en doute votre mémoire mais je préfère m'en tenir au protocole en me présentant officiellement à vous. Je me nomme Brynjolf Skjöldsson, et suis le nouvel Ivoldur d'Armes de notre nation. J'ose espérer que notre collaboration, aussi infime soit-elle, pourra contribuer à la sauvegarde du peuple. »

L'entrevue risque d'être quelque peu tendue. Ou peut-être pas, qui sait.

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Sudri
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Ven 8 Avr - 22:26

Fais gaffe à tes doigts
ft. Brynjölf


Assis sur ton siège, bras croisés derrière ta tête et pieds sur ton bureau, tu t'ennuyais ferme ainsi dans la pièce. Tu te balançais machinalement, mettant la chaise sur deux pieds au lieu de quatre. Faut dire, lire tout ces rapports, les tamponner, signer et faire tout le baratin administratif, c'est barbant. Clairement, tu n'es pas fait pour la paperasse. T'es un homme d'action, pas un gentil salarié de bureau ! Pourtant, il faut bien que tu le fasses. Déjà que les autorités ne sont pas forcément ravies des méthodes que tu emploies dans leur chère région de Járnsaxja, héritage du passé commun avec Vestri...

Tu laisses tomber nonchalamment ta tête sur le côté, ce qui fait que ton regard se pose sur les dossiers non traités encore soigneusement mis en tas par l'un de tes hommes. Tu n'y a toujours pas touché. Rien que voir ces papiers te démotive à un point. Pourtant, il va bien falloir finir tout ça. C'est bien toi qui a voulu assumer la responsabilité de Ceannasaí ! Tu t'attendais à seulement mater les gêneurs de la tranquillité des vestriens ? A défoncer quelques mafieux ? Grave erreur, ce n'est pas uniquement un rôle de bourrin.

C'est avec un soupir que tu t'installes convenablement. Enfin presque. Le coude posé sur le bureau, tu poses ta tête sur ta main et de l'autre tu prends le premier dossier de la pile. Tu l'ouvres et vois cette horrible phrase : "Veuillez suivre la procédure suivante pour confirmer ce rapport". Et encore des procédures et protocoles en tout genre. Pourquoi s'embêter avec ça ? T'as juste besoin de signer non ? Pas de besoin de tout lire soigneusement et de mettre une réponse personnalisée à chaque cas ! Mais dois-je te rappeler que tu as déjà fait une bourde à cause de ta négligence et que ça a fait un beau quiproquo entre toi et les autorités... Ça n'avait pas arrangé ta situation avec la famille impériale...

Enfin ce n'est arrivé qu'une fois ! Même si ça t'a bien fait chier. Oh et puis, tu jettes un oeil rapidement, si tu vois pas trop d'incohérences, de trucs bizarres ou autres, tu signeras bêtement. Ca devrait aller vite comme ça ! Tu suis leur soi-disant protocole globalement. Ouais, mais même comme ça, t'aime pas rester assis devant la paperasse.

On toque à la porte. Tu invites le venu à entrer et voit celui que tu avais assigné à l'accueil. L'Ivoldur des armes souhaiterait te voir. Quoi ? Pourquoi ça ? Avais-tu causé un problème qui puisse le concerner ? C'était pourtant assez calme ces temps-ci, et puis il n'y avait aucune affaire liée à une personne d'autorité. Bon, tu verras bien ce qu'il te veut, et ça te donne une bonne excuse pour ne pas traiter la paperasse.

Le commissariat est assez vide. La plupart de tes gars sont partis sur le terrain. Les quelques hommes qui sont restés rédigent leurs rapports qu'ils devront te passer... Encore des papiers pour suivre le protocole. Toujours et encore. Pourquoi faire ça ? C'est complètement inutile à part donner du boulot à l'archiviste ! Faudra que tu y remédies un jour, même si tu sens que là haut, ils ne vont pas être content que tu prennes une telle liberté dans la "procédure".

Tu arrives à l'accueil et voit un homme qui se tenait là qui t'es très familier.« Hm. J'ignorais que nos routes se recroiseraient de nouveau depuis ce jour-là. Je ne mets pas en doute votre mémoire mais je préfère m'en tenir au protocole en me présentant officiellement à vous. » Un rictus crispé se dessine sur tes lèvres à l'entente du mot protocole. « Je me nomme Brynjolf Skjöldsson, et suis le nouvel Ivoldur d'Armes de notre nation. J'ose espérer que notre collaboration, aussi infime soit-elle, pourra contribuer à la sauvegarde du peuple. » Tiens, voilà un revenant. Ton passage dans l'armée avait été court, mais tu as eu le temps de montrer de quoi tu étais capable face à l'élève du précédent Ivoldur, qui es aujourd'hui présent. Un ricanement sortit de ta bouche. « Et moi donc. Je me demandais pourquoi un Ivoldur voulait me voir. Je pensais que ce serait pour me chercher des noises, comme le font la plupart des autorités... » D'un ton agacé tu lui lances : « Mais c'est juste pour se présenter devant quelqu'un que vous connaissez déjà, pour suivre le "protocole"... » T'en avais marre de ce mot et de cette façon de faire, et tu ne caches pas cet énervement. « Allons jusqu'au bout dans ce cas, serrons nous la main ! » Et tu lui tends ta main, pour le saluer comme ce que font les hommes.

C'était pas ton jour, et en plus tu revois quelqu'un que tu n'apprécies pas forcément. Bon en fait, tu ne le hais pas. Il est fort et tu reconnais sa valeur. Votre duel était serré, tu te souviens l'avoir quelque peu surpris. Mais tu n'oublies pas qu'à la fin, il avait quand même eu le dessus. Et t'aimes pas te faire marcher dessus, même si c'est par un adversaire honorable. « M'en veux pas si je te tutoies maintenant, le vouvoiement c'est très peu pour moi. Fais comme tu veux de ton côté. Bref, tu voulais juste me rappeler ton nom ? » Parce que si c'était ça, il en avait fait du chemin pour un truc aussi inutile. Ah mais c'est le protocole, toujours le protocole...

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Sam 9 Avr - 16:29

attention, ça coupe


« Et moi donc. Je me demandais pourquoi un Ivoldur voulait me voir. Je pensais que ce serait pour me chercher des noises, comme le font la plupart des autorités... »

Tu hausses un sourcil à ses mots, légèrement surpris d'entendre le fond de sa pensée. Est-il si problématique pour penser qu'on vient le voir pour lui chercher des ennuis ? Tu ne commentes donc pas ses propos, notant dans un coin de ta tête le côté quelque peu indiscipliné du Ceannasaí.

« Mais c'est juste pour se présenter devant quelqu'un que vous connaissez déjà, pour suivre le "protocole"... Allons jusqu'au bout dans ce cas, serrons nous la main ! »

Tu plisses un peu les yeux en voyant sa main tendue vers toi ; presque toujours aussi réticent face au contact physique, tu attrapes néanmoins sa main pour la serrer dans la tienne, un soupire franchissant la barrière de tes lèvres. Le contact reste très bref ; même si ce n'était pas lui, tu aurais réagi de la même manière. Tu l'observes un moment, plongeant ton regard dans le sien pour le détailler. Il ne semble pas avoir énormément changé, ou peut-être qu'il est un peu plus confiant du fait de son rang.

« M'en veux pas si je te tutoie maintenant, le vouvoiement c'est très peu pour moi. Fais comme tu veux de ton côté. Bref, tu voulais juste me rappeler ton nom ? »

Tu n'apprécies pas réellement le ton qu'il emploie ni sa familiarité à ton égard, mais tu décides de ne pas trop te formaliser ; après tout, tu n'es pas là pour imposer ta dictature et encore moins lui donner des ordres. De toute évidence, une fois qu'un Empereur, ou une Impératrice, accédera au trône, les chances de vous rencontrer de nouveau seront bien réduites. Mais qu'importe. Dirigeant ton regard vers la fenêtre, tu hausses les épaules, flegmatique comme à ton habitude.

« Faites comme bon vous semble, cela m'importe peu. » Tu relèves les yeux vers lui. « Ma présence ici n'avait pas pour but de vous rafraîchir la mémoire, rassurez-vous. Une simple coursive aurait suffi pour une chose si futile. » Tu fais quelques pas, observant mécaniquement la pièce. « Je passe de région en région pour rencontrer les Ceannasaí afin de me familiariser avec leurs méthodes. »

Tu le regardes du coin de l'oeil, épiant ses réactions ; tout comportement suspect piquerait ta curiosité et ta méfiance. Aussi, tu préfères t'assurer qu'aucune guerre intestine ne vienne ravager la nation. Prudence est mère de sûreté ; l'absence d'un dirigeant pourrait donner quelques idées à des personnes trop ambitieuses.

« Je veux m'assurer de la manière dont vous dirigez ces terres. Je ne suis naturellement pas apte à vous donner des ordres, mais si je juge vos méthodes inappropriées, je n'hésiterai pas à en toucher quelques mots au Général. »

Une mise en garde plus qu'une menace ; ton désir n'est pas de vouloir lui faire perdre son poste. Connaître tes alliés est une chose essentielle à tes yeux. Si, d'aventure, tu es amené à imaginer une stratégie de repli pour l'Empereur, il faut que tu saches dans quelle région il sera le plus en sécurité.

« Parlez-moi donc un peu de la manière dont vous officiez Járnsaxja, et du comportement de ces habitants. »

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Sudri
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Sam 16 Avr - 11:27

Fais gaffe à tes doigts
ft. Brynjölf


Il continue de te vouvoyer alors que toi, tu te permet de le tutoyer avec familiarité. Tu n'as aucune gêne, aucune honte même à te comporter ainsi. Limite, tu préfères que ça se fasse dans ce sens là. Peut-être qu'avec un autre que Brynjolf, tu aurais fait attention à bien te comporter, à croire que tu fais exprès pour le provoquer. On ne change pas ses bonnes vieilles habitudes pas vrai ?

Il t'explique la vraie raison de sa venue ici. Il veut donc rencontrer les Ceannaisaí et connaître leurs méthodes pour diriger les régions d'Austri. Serait-ce de la curiosité simple ou bien une envie de contrôler ceux qui maintiennent l'ordre dans la Silencieuse ? Finalement, il vient quand même te chercher des noises. Ah ce gouvernement, quand est-ce qu'ils comprendront qu'à Járnasxja rien n'est pareil qu'ailleurs ? Cette terre a beau porter le nom de la famille impériale, ici rien n'est vraiment noble.

« Tu veux connaître mes méthodes ? C'est simple, je martyrise le peuple avec mes forces armées. » Un instant de silence, pendant lequel l'individu qui tenait l'accueil ouvre des grands yeux et regarde l'Ilvodur et toi l'un après l'autre, peu rassuré de la tournure que prend cette conversation. Puis, tu éclates de rire. « Non, plus sérieusement, tu crois vraiment que je vais faire ça ? Je ne suis pas aussi sale quand même. » Peut-être, mais ton humour, c'est bien de la merde.

Tu redeviens plus sérieux. « Il faut savoir qu'à Járn', ça ne marche pas comme les autres régions. Je suppose que tu n'es jamais venu ici pas vrai ? » Tu l'as aisément déduit quand il t'a demandé quel est le comportement des habitants. « Tout est loin d'être rose. La mafia est partout, y'a des truands à chaque coin de rue. On sait qu'ils pourrissent la région avec leurs magouilles, mais leur réseau est bien difficile à démanteler. Ils sont au coeur de la population tout en restant dans l'ombre. Les habitants n'ignorent pas leur existence et tous sont plus ou moins mêlés à ça. » Tu voudrais souligner le fait qu'ils ont élu la cheffe de la mafia au rang de Meara de leur région, ce qui les rend tous coupable d'être alliés à la mafia. Mais Viktoria se fait passer pour la sauveuse du peuple, comment rivaliser avec ça ? Elle est puissante, bien trop influente pour que tu te permettes de dire ça. Tu la détestes au point de la dénoncer, mais tu n'es pas suicidaire. Tu sais que la vie est précieuse, que les humains n'en n'ont qu'une, et tu n'es pas une exception. « Alors, comment voudrais-tu que je m'occupe de ça ? Si je voulais rétablir l'ordre, il faudrait que j'élimine plus des trois quart de la population. Ce qu'aucun de nous deux, ni même personne ne veut. » Tu t'arrêtes un instant avant de reprendre. « Je montre alors qu'on n'ignore pas la situation, qu'on est bien présent et qu'au moindre faux pas, ils savent ce qui les attendent... » Tes paroles sonnent comme une menace.

Tu le regardes, et lui lance avec une grande conviction : « Járn' est une belle région et je ne veux que son bien. » C'est la vérité. Cette région désertique est bien le seul héritage encore vivable de Vestri. Ce sont tes origines. Tu as vécu d'agréables moments ici, comme les pires. Tu en as bavé, mais tu es devenu plus fort. Járnasxja c'est ton passé, ton présent, mais aussi ton avenir.

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Lun 18 Avr - 20:59

attention, ça coupe



« Tu veux connaître mes méthodes ? C'est simple, je martyrise le peuple avec mes forces armées. »

Tu le dévisages longuement ; c'est une plaisanterie de mauvais goût. Parce qu'il ment forcément. Vous auriez eu des retours négatifs de sa présence en tant que Ceannaisaí si tel était le cas. Or ce n'est pas le cas. Tu laisses donc le silence se poursuivre sans détacher ton regard sévère du sien, une main toujours posée sur le fourreau de l'une de tes épées.

« Non, plus sérieusement, tu crois vraiment que je vais faire ça ? Je ne suis pas aussi sale quand même. »
« Disons plutôt qu'il vaut mieux pour vous ne pas être ce type de personne. »

Décidément, cet homme-là te donnera bien du fil à retordre ; le courant ne passe pas très bien, voir pas du tout. Tu ne le hais pas, mais tu n'as aucune affinité avec lui, si ce n'est l'art de l'épée, et encore. Tu restes donc imperméable à son humour plus que douteux ; tu as connu des animaux plus drôles. Le brun devient alors plus sérieux, ce qui a le don de te détendre légèrement ; enfin il prend les choses plus sérieusement. Il n'est donc pas si irrécupérable qu'il en a l'air. Un bon point en somme.

« Il faut savoir qu'à Járn', ça ne marche pas comme les autres régions. Je suppose que tu n'es jamais venu ici pas vrai ? »

Tu ne relèves pas le fait qu'il écorche le nom de la famille impériale et nom de la région ; c'est dans sa nature désinvolte, certainement. Pour autant, même si tu ne commentes pas, tu n'apprécies guère cette liberté. Enfin, rien n'interdit une personne de simplifier le nom de certaines villes. C'est juste irrespectueux, à ton humble avis. Mais passons.

« Tout est loin d'être rose. La mafia est partout, y'a des truands à chaque coin de rue. On sait qu'ils pourrissent la région avec leurs magouilles, mais leur réseau est bien difficile à démanteler. Ils sont au coeur de la population tout en restant dans l'ombre. Les habitants n'ignorent pas leur existence et tous sont plus ou moins mêlés à ça. »

Tu hausses un sourcil, quelque peu étonné par ces informations. La population laisserait donc faire la mafia ? C'est certainement parce qu'ils y gagnent quelque chose pour leur permettre de se dissimuler ainsi. Tu regardes par la fenêtre, songeur. Il y a quelques passants traversant les rues ; à écouter l'autre, ces gens-là pourraient très bien être membres de la mafia. C'est une situation délicate qui nécessite d'agir avec tact. Cependant, tu ne dois pas t'en mêler ; si le Ceannaisaí est incapable de gérer les troubles de sa propre région, c'est qu'il n'est pas digne de son rang. Ton regard se pose sur ton vis à vis lorsqu'il reprend la parole.

« Alors, comment voudrais-tu que je m'occupe de ça ? Si je voulais rétablir l'ordre, il faudrait que j'élimine plus des trois quart de la population. Ce qu'aucun de nous deux, ni même personne ne veut. Je montre alors qu'on n'ignore pas la situation, qu'on est bien présent et qu'au moindre faux pas, ils savent ce qui les attendent... »

Tu le fixes un long moment, songeur ; dans ta tête, il y a au moins déjà deux stratégies qui ont vu le jour. Tu ne peux cependant pas les lui exposer ; c'est son travail de veiller à ce que tout se passe bien ici, pas le tien. Tu ne peux pas te permettre de lui donner ce coup de main ; en partant, rien ne pourra te garantir qu'il arrivera à gérer la situation. C'est à lui d'agir, pas à toi. Or, vu l'homme qu'il est, tu doutes qu'il soit du genre idiot. Il a certainement mis au point quelques plans pour traquer son gibier. Il est rentré bredouille mais il est bien assez intelligent pour trouver la solution à ce problème.

« Járn' est une belle région et je ne veux que son bien. »
« Chaque région a son charme. » Tu marques une pause. « J'espère néanmoins que vous ne laisserez pas la situation se dégrader davantage. N'avez-vous aucune piste à explorer pour démanteler le réseau ? Ou y a-t-il quelque chose qui vous empêche d'agir ? »

Tu regardes par la fenêtre une nouvelle fois, repensant aux quelques récits que ton père t'a conté lorsque tu étais enfant. L'on dit que tu peux être originaire de ces terres où les Vestriens avaient élu refuge. L'on dit aussi que ta couleur de peau n'est qu'un hasard ; difficile de savoir. Et dans le fond, tu te moques bien de tes origines ; le plus important c'est ta mission.

« Járnsaxja est une belle région, pour le peu que j'ai pu en voir. Et pour qu'elle le reste, il vous faut mettre un terme à ce trafic. Qui sait s'ils ne commercent pas quelques informations à Aosi au sujet d'Austri... Je peux vous apporter mon soutien. Mais je ne ferais pas le travail à votre place. »

Le problème, avec ce genre d'organisation, c'est que les avoir pour allié est une assez bonne chose. Les avoir en ennemis est donc préoccupant. Il faut rester prudent.

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Sudri
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Dim 1 Mai - 12:16

Fais gaffe à tes doigts
ft. Brynjölf


Ton interlocuteur t'avait écouté jusqu'au bout, intervenant de temps en temps avec des remarques que tu avais ignoré. Puis c'est à son tour de s'exprimer : « Chaque région a son charme. J'espère néanmoins que vous ne laisserez pas la situation se dégrader davantage. N'avez-vous aucune piste à explorer pour démanteler le réseau ? Ou y a-t-il quelque chose qui vous empêche d'agir ? » Il rentre directement dans le sujet qui fâche. Tu connais la réponse, mais la sortir comme ça n'est pas si simple. D'autant plus qu'il est assez haut placé, et si les têtes du gouvernement s'en mêle, des têtes vont tomber... surtout la tienne. L'Ivoldur ne sait pas tout ça, que Járnsaxja est dans une situation stable grâce à une alliance très fragile. Lui dire la vérité reviendrait à déséquilibrer la balance et à tout faire exploser. Chose que tu ne veux absolument pas pour le bien de ta région, et surtout des vestriens cherchant la paix en ces terres.

« Járnsaxja est une belle région, pour le peu que j'ai pu en voir. Et pour qu'elle le reste, il vous faut mettre un terme à ce trafic. Qui sait s'ils ne commercent pas quelques informations à Aosi au sujet d'Austri... Je peux vous apporter mon soutien. Mais je ne ferais pas le travail à votre place. » Tu souris. « Oui qui sait, mais je ne me fais pas trop de soucis à ce sujet là. Enfin, allons dans mon bureau, nous pourrons en discuter plus tranquillement. » Et surtout pour en parler plus discrètement. Tu ne comptes pas trop en dire, ta survie en dépend, mais toute parole dite peut faire couler du sang. C'est une guerre froide qui se livre dans la région annexée, et pour peut qu'une oreille de Viktoria parvienne à entendre la conversation, tout mot peut être interprété comme une provocation. Les deux camps paraissent travailler main dans la main, mais il se surveillent étroitement, attendant le moindre prétexte pour faire tomber l'autre.

Comme tu l'as si gentiment proposé, tu te diriges vers ton bureau, ne lui laissant pas vraiment le choix s'il veut avoir ses réponses. De plus, tu enlèves une épine du pied du type de l'accueil, qui avait peur que la conversation dérape juste sous ses yeux, même si tu t'étais plutôt calmé comparé au début. Tu fermes la porte derrière Brynjolf, avant te t'asseoir derrière ton bureau, tout en l'invitant à faire de même devant toi. Tu jettes un coup d'oeil par la fenêtre derrière toi avant de diriger ton attention sur lui. « Quand je disais que je ne me fais pas trop de soucis pour ça, je parlais de revendre des informations sur Austri à Aosi. Disons que je connais leurs méthodes et leur but, et pour le moment ils restent dans la région à étendre leur influence sur les moeurs et le commerce. » Tu marques une pause. « Bien sûr, rien ne dit qu'un jour ils se lanceront dans cette activité, mais ce n'est pas dans leurs intérêts : une alliance avec Aosi pourrait plus les détruire qu'autre chose... » Néanmoins, même si tu dis ça, l'Ivoldur a tout de même soulevé un doute. Une fois que la cheffe de la mafia en aura finit avec Járnsaxja, qui sait ce qu'elle aura comme projets ? Mais tu la surveille bien, au moindre changement, tu le sauras forcément et tu considéreras cela comme un faux pas. Tu penses pouvoir t'en charger seul, mais si tu arrives à avoir les autorités dans ta poche pour la contrer, ce sera encore mieux.

Mais pour le moment, il n'est pas question de ça. La mafia se terre dans ce bout de Vestri que tu gères. « Je pourrais bien sûr démanteler leur réseau, mais comme tu l'as soulevé, quelque chose m'en empêche. Si aucun problème notable n'a été signalé auprès des hauts-placés, c'est parce qu'on est en quelque sorte, en accord avec eux. » Tu regardes à nouveau par la fenêtre. Ce coin de Mirsilde est plutôt calme, car constitué essentiellement d'habitation. Les rues commerçantes sont situées un peu plus loin, mais il suffit de passer quelques pâtés de maisons pour retrouver des rues grouillantes de monde. Mais dans ce calme paisible, il peut très bien se cacher une taupe de la mafia, surveillant faits et gestes de tes troupes. « Je n'aime pas vraiment cette situation, si je l'avais voulu et pu, leur réseau ne serait plus depuis longtemps. Mais je n'ai aucune envie de déclencher une guerre dans la région. Leur influence est grande, mais ils restent dans l'ombre et ne dérangent plus la tranquillité des citoyens qui veulent simplement profiter de la vie à Járn. » Tu repenses au passé, au moment où la région venait d'être annexée à Austri. Rien n'a été simple, la mafia était bien plus présente et virulente qu'aujourd'hui. Est-ce ton ascension au poste de Ceannaisaí qui a changé les choses ? Possible. Vu que tu connais la cheffe des truands, tu peux arriver à faire en sorte qu'elle se fasse discrète. « C'est très aimable de ta part de nous proposer ton soutient, mais je dois te dire que nous n'en avons pas besoin. »

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